Link Dance Company au Studio Glandier

Posted on 3 juillet 2011

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C’était l’élement original de la programmation de « Mouvements sur la ville 2011 ». La « LINK » est une compagnie d’école. Autrement dit : sur scène, on avait des élèves. Malgré ce, ils ont tenu vaillamment leur rôle et hormis la fraîcheur de leur jeunesse, ils n’avaient moralement rien d’inférieur aux danseurs et danseuses confirmés qu’on a vu pendant la quinzaine.

Ils (on devrait plutôt dire « elles », vu qu’il y avait une très faible minorité de garçons, le rapport homme/femme dans la danse ne semble pas trop varier suivant les continents) ont interprété deux pièces, que j’imagine travaillées en collaboration avec les chorégraphes, venus les voir pendant leurs études.

Etudes qu’ils mènent à la (accrochez vous) « Western Australian Academy of Performing Arts » qui est un département de l’Université Edith Cowan (pour tous renseignements sur cette université située à Perth , CLIKEZ. Si vous ne lisez pas l’anglais, j’ai retenu 3 choses. 1. l’Université a 3 campus, 2. le WAAPA est situé sur le Campus de Mount Lawley et 3 . l’université est très fière d’avoir la Western Australian Police Academy en son sein… Autres pays, autres moeurs ).

La première pièce m’a beaucoup plu. Il s’agit d’un truc assez déstructuré, où les interprètes, à un moment, viennent individuellment interroger les spectateurs. On sent assez bien l’effet, qui consiste à réagir avec des pratiques personnelles et non-formatées aux événements de la vie. C’était très dynamique et les petit(e)s jouaient très bien le coup, avec notamment l’une d’entre elles pour ses expressions de visage, et une autre, toute petite, pour sa qualité de danse. L’auteur de ce « Project in the field » est Alexandra Harrison (CLIK).

L’autre pièce (« I said Ha Ha« ) m’a moins plu. Non pas que le jeunes n’aient pas fait le taf. Mais la pièce les renvoie à l’enfance (ce qui pourrait passer)… mais sur la musique de Lou Reed pour Nico, ce qui m’a fait dresser les cheveux sur la tête. Soit c’est de la perversion, soit c’est une utilisation de la musique assez osée. Mais bon, ça aussi pourrait passer… Au fond, ce qui m’a le plus gêné c’est ce renvoi d’adolescents assez matures (leur qualité de danse le prouve) vers un univers d’enfants assez immatures. C’est sûr qu’on peut partir sur ce type de sujet (c’est Peter Pan en quelque sorte), mais ça a aussi un coté infantilisant. Bon, c’est comme ça… La pièce est due à Ross Mc Cormack (qui a un coté Antonio Banderas, non ? : CLIK).

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Une fois les pièces jouées, ils ont descendu le piano et ont paru râvi(e)s de prendre de belles vacances à Montpellier. Ah, la jeunesse.

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