Emmanuel Grivet à l’Atelier

Posted on 1 juillet 2011

0


Une danse blanche pour Emmanuel

Plusieurs choses m’ont traversé l’esprit en admirant la danse blanche d’Emmanuel, intitulée « Transparence blanc » et je vais essayer de vous les communiquer, dans un ordre pas forcément très logique.

Tout d’abord, les idées évidentes : « quel beau danseur… quelle belle danse… mon Dieu, quelle finesse de gestuelle des mains« . Est-ce utile de développer ? Sinon en insistant sur la grâce de ces poignets et de ces mains, plus que rare.

Ensuite, il m’est venu une autre idée. « Comment est-ce possible que ce danseur/chorégraphe n’ait pas plus de succès public ? » Il produit une danse simple, mais soignée, très pensée/élaborée et en même temps entièrement dans le mouvement (ce n’est pas une abstraction graphique !).

Il y a peut-être deux explications potentielles. La première, c’est que d’habitude, quand on va voir du Emmanuel Grivet, on voit une danse extrêmement improvisée, bourrée d’humour, mais aussi évidemment des choses qui ne marchent pas à tous les coups. Ainsi, l’autre pièce proposée à l’Atelier a plusieurs titres, dont « imposture« . C’est qu’en fait… non, il ne faut pas la décrire… et d’ailleurs, la fois où je l’ai vue, cela a très bien marché ! (CLIK) Mais, bon, hasard et improvisation permanente représentent un choix très particulier. (On se souvient ainsi de pièces où intervenait Yann Lheureux, c’est d’ailleurs par cet intermédiaire que l’on avait découvert Emmanuel Grivet, vivant plutôt en général dans la région de Toulouse…) Ce type de danse peut ne pas plaire, peut ne pas être choisi par des programmateurs. Cela on peut le comprendre. Mais ils n’ont pas vu (alors que c’est leur métier, bon sang de bois !) qu’il produisait aussi des pièces épurées et écrites ?

L’autre explication, évidemment, peut être celle d’une incompatibilité d’humeur ou de caractère (ou simplement d’agenda) avec les décideurs de la danse française actuelle. Auquel cas ce ne serait pas le premier (ni le dernier malheureusement) artiste pas soutenu, par les gens qui ont la mission de soutenir ce genre de démarche artistique, de le promouvoir auprès du public.

Bon, c’est pas tout ça, il faut que j’aille au Corum !

PS : Pour le Corum, je plaisante, en lien avec le paragraphe précédent ! Je pense de plus en plus que les lieux sont fondamentaux pour l’art. Ce qui fait que je ne crois plus au Corum ! Pourtant, il est vrai que Forsythe arrive à y faire quelque chose…

Publicités